Influence du tabagisme sur le parodonte

Les maladies parodontales sont des inflammations chroniques multifactorielles qui entraînent la destruction des tissus de soutien dentaire. Les causes primaires en sont les infections par des bactéries virulentes de la flore buccale et l'influence de facteurs de risque, tels que le tabagisme ou le diabète non contrôlé. Lorsqu'elle n'est pas traitée, la parodontite peut entraîner la perte de dents. Les mesures généralement reconnues dans le traitement des parodontites sont les suivantes : élimination des dépôts dentaires mous et calcifiés, tant au niveau supra-gingival que sous-gingival, chirurgie parodontale en présence de certaines situations anatomiques, et un traitement de maintien à vie accompagné de soins parodontaux. En outre, des mesures complémentaires sont essentielles pour un succès thérapeutique à long terme, en particulier l'optimisation de l'hygiène buccodentaire régulière à domicile et le renoncement au tabac. Le rôle du tabac en tant que facteur de risque de maladies parodontales est confirmé.

Aspects épidémiologiques

Parodontite chronique avancée, 45 ans, fumeuse depuis 45 ans (20 à 30 cig/j)

De nombreuses études transversales ainsi que des études prospectives au long cours ont confirmé le rôle de la fumée de cigarette en tant que facteur de risque de développement et de progression des atteintes tissulaires du parodonte. Le fait important, c’est que l’atteinte parodontale plus sévère chez les fumeurs ne résulte généralement pas d’une moins bonne hygiène buccale. Aux États-Unis, 42 % des cas de parodontite chronique sont à mettre en relation avec un tabagisme actuel, alors que 11 % des cas étaient mis en évidence chez des anciens fumeurs. La consommation de cigarettes est liée à un risque statistiquement significatif de parodontite chronique.

De plus, une relation dose-effet a été constatée entre l’exposition à la fumée de cigarette et le risque de parodontite. On a constaté que les fumeurs ayant consommé plus de 10 cigarettes par jour ont présenté une progression plus importante de la maladie parodontale, comparativement aux non fumeurs ou aux anciens fumeurs.

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Pipe et cigare

Du point de vue des effets délétères sur le parodonte, c'est la fumée de cigarette qui est la mieux documentée à ce jour. Les fumeurs de pipe et de cigares ont présenté un risque semblablement augmenté de destruction de l'os alvéolaire (ostéolyse) par rapport aux fumeurs de cigarettes, lorsqu'ils étaient comparés à des non-fumeurs Les fumeurs de pipe et de cigares présentent un risque aussi élevé que celui des fumeurs de cigarettes du point de vue de la perte d'attache, des récessions gingivales et des valeurs de sondage parodontal augmentées. Ces différentes formes de tabagisme peuvent entraîner des lésions parodontales comparables.

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Tabagisme passif

Il faut rappeler que 30 % seulement de la fumée du tabac parviennent dans les voies respiratoires du fumeur. La plus grande partie de la fumée produite reste en suspens et se disperse dans l'air environnant, de sorte que les personnes qui s'y trouvent sont amenées inévitablement à inhaler des substances nuisibles. Dans un espace clos, le tabagisme passif peut entraîner l'absorption d'un tiers de la nicotine d'une cigarette fumée à proximité. Il a été constaté que les fumeurs actifs et passifs présentaient une incidence de parodontite significativement plus élevée que les non-fumeurs. Ces résultats permettent de conclure que le tabagisme passif peut entraîner un risque accru de parodontite chronique.

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Nicotine

La nicotine s'accumule au niveau de la surface des racines, et sa concentration dans le sang, la salive et le liquide du sulcus gingival est augmentée chez les fumeurs. De manière générale, la nicotine pose un problème médical car cette substance est responsable de sensations agréables induites au niveau du système nerveux central, qui entraînent un comportement de dépendance chez les utilisateurs. La nicotine semble par ailleurs être responsable en grande partie des atteintes parodontales. Cependant, comme la fumée en général et les nombreuses substances contenues dans la fumée du tabac exercent une influence très diverse sur les tissus, la composition de la flore microbienne et le système immunitaire, les effets démontrés in vitro ne s'appliquent pas forcément aux conditions in vivo. Les conséquences néfastes du tabagisme ne peuvent dès lors pas être attribuées exclusivement aux effets de la nicotine ou de la cotinine.

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Mécanismes oxydants

La fumée de cigarette entraîne la libération de radicaux libres oxygénés. Les radicaux libres activent en outre la synthèse de médiateurs pro-inflammatoires importants sur le plan de la pathogenèse des maladies parodontales. Les antioxydants exogènes ou endogènes ont un effet protecteur en neutralisant les radicaux libres.

L'excrétion durablement augmentée de nicotine dans le liquide du sulcus gingival entraîne une réduction constante du potentiel antioxydant. La prédominance des mécanismes oxydants correspond à un état dit de "stress oxydant". Cet état est également induit par le tabagisme passif, par exemple chez les enfants dont les parents fument. Outre ses effets délétères potentiels sur le parodonte, le stress oxydant se manifeste par des processus pathologiques très divers (vieillissement accéléré, diminution de l'efficacité du système immunitaire, carcinogenèse…), dont le rôle est indubitable en particulier dans la pathogenèse des maladies cardiovasculaires.

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Microbiologie orale

L'accumulation de la plaque supragingivale et sa composition bactérienne est comparable chez les fumeurs et les non-fumeurs, mais la gingivite est nettement moins marquée chez les non-fumeurs. Le milieu sous-gingival est modifié chez les fumeurs, et peut offrir par là des conditions plus favorables au développement de certains pathogènes.

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Altérations vasculaires et endothéliales

Les cellules endothéliales, et notamment celles du parodonte, bien vascularisé, constituent une large cible pour les nombreux constituants potentiellement toxiques de la fumée du tabac, mais aussi pour les métabolites libérés successivement par l'activation du système immunitaire de l'hôte. Le tabagisme a un effet marqué sur l'irrigation sanguine et les fonctions des cellules endothéliales. La réaction inflammatoire vasculaire apparaît diminuée chez les fumeurs dans le cadre d'études sur la gingivite expérimentale, de même que la tendance aux saignements lors de sondage parodontal. Le tabagisme déséquilibre l'apport en oxygène et en nutriments importants pour le métabolisme des tissus parodontaux, et peut ainsi faciliter la survenue d'une gingivite/parodontite. Il a été observé une nette amélioration de l'irrigation sanguine dans un délai de 3 jours à 8 semaines après l'arrêt du tabac.

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Aspects immunologiques

La réponse immunitaire de l'hôte aux stimuli bactériens est responsable de la grande majorité des atteintes du parodonte. La nicotine et d'autres composants de la fumée du tabac influencent les processus immunitaires de l'organisme impliqué et contribuent ainsi à la destruction du parodonte. Les granulocytes (ou polynucléaires) neutrophiles jouent un rôle central dans la défense inflammatoire primaire contre les bactéries. Le passage du parodonte sain à la gingivite et à la parodontite représente une étape critique de la pathogenèse des maladies parodontales : il est établi que le tabagisme a une influence négative sur le parodonte.

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Effets sur le métabolisme du tissu conjonctif et osseux

La nicotine est excrétée dans le liquide du sulcus gingival et se dépose sur la surface radiculaire. Ainsi, les fibroblastes de la cavité buccale sont exposés continuellement à la nicotine. La nicotine réduit in vitro la capacité d'adhésion des fibroblastes sur la surface de la dentine. L'exposition à la nicotine induit une vacuolisation des fibroblastes – un signe de processus dégénératifs – ainsi qu'une sécrétion augmentée de collagénases. Comparativement aux non-fumeurs, les parodontites observées chez les fumeurs se caractérisent par une perte d'attache parodontale plus importante. Par rapport aux non-fumeurs, le contenu en minéraux du tissu osseux est diminué chez les fumeurs, alors que la concentration de calcium dans la salive est augmentée. Une diminution de la résorption intestinale de calcium a été mise en évidence. Un effet synergique entre les lipopolysaccharides (LPS) constitutifs de la paroi cellulaire de bactéries gram-négatives et la nicotine existe au niveau du métabolisme des ostéoblastes et des ostéoclastes. Il s'agit là d'une explication de la potentialisation de l'évolution défavorable en cas de contrôle insuffisant de la plaque dentaire associé au tabagisme.

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Gingivite ulcéronécrotique (GUN)

Les fumeurs consommant plus de 10 cigarettes par jour ont montré une tendance de 4 à 7 fois plus élevée de développer une GUN.

GUN marquée, 24 ans, 20 à 30 cig/j
GUN généralisée, 35 ans, 30 cig/j

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Parodontite chronique

Parodontite chronique, 38 ans, 40 pack years

Les fumeurs présentent plus souvent une parodontite chronique que les non-fumeurs. Le tableau clinique typique de la parodontite du fumeur montre une gencive marginale relativement pâle avec des signes d'inflammation réduits ainsi que la présence accrue de profondeurs au sondage de plus de 4 mm dans les espaces interproximaux, qui montrent cependant une tendance réduite aux saignements lors du sondage parodontal.

En examinant la répartition intra-orale des signes radiologiques manifestes de la parodontite chronique, on constate des pertes d'os alvéolaire plus fréquentes chez les fumeurs, en particulier au niveau de la région antérieure de l'arcade supérieure et dans la région des molaires.

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Parodontite agressive

Parodontite chronique agressive localisée, 28 ans, 30 pack years

La notion de parodontite agressive (à progression rapide) comprend un groupe de maladies parodontales décrites antérieurement sous les termes de parodontite juvénile localisée (PJL), parodontite prépubertaire (PPP) ou parodontite à progression rapide (rapidly progressive periodontitis, RPP). Les caractéristiques essentielles de la parodontite agressive sont les suivantes: perte d'attache et d'os alvéolaire rapide et généralement localisée, incidence familiale augmentée chez des patients par ailleurs en bonne santé générale. On ne dispose à ce jour que de peu d'informations sur l'influence du tabagisme dans la pathogenèse de la parodontite agressive. Le tabagisme – correspondant à la consommation de plus de 10 cigarettes par jour – augmente d'un facteur de 3,1 le risque de parodontite agressive dont la prévalence est significativement plus élevée chez les fumeurs.

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Récessions gingivales

Récessions gingivales, 45 ans, 15 pack years

Les récessions gingivales apparaissent sous forme localisée ou généralisée et entraînent l'exposition de la racine dentaire. Outre leur aspect souvent ressenti comme gênant sur le plan esthétique, il peut en résulter une hypersensibilité ou des caries radiculaires sur les dents concernées. Comme le traitement des récessions gingivales – par chirurgie parodontale ou par traitements conservateurs – reste un défi important pour le médecin-dentiste, la prévention de cette affection a une importance majeure. De nombreuses formes de consommation du tabac ont été identifiées, au sein de différentes populations, en tant que facteurs de risque pour les récessions gingivales importantes.

Dans quelle mesure la consommation de tabac peut-elle entraîner un effet oral localisé? Une localisation spécifique des récessions gingivales chez les patients fumeurs a pu être mise en évidence. Ces lésions se situent principalement dans les régions incisivo-canines, et sont un peu plus importantes au niveau de la région antérieure de l'arcade supérieure. La consommation de "tabac sans fumée", sous différentes formes, a également permis de démontrer l'existence d'un effet local évident.

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Composantes endodontiques

Les tubuli dentinaires, les canaux accessoires et le foramen apical constituent des communications physiologiques entre le parodonte et l’endodonte. Des influences réciproques et des processus pathologiques peuvent s’étendre dans les deux directions par ces voies de communication. Ce processus peut impliquer l’extension d’une infection par des bactéries pathogènes ou l’échange de substances potentiellement toxiques entre ces différents compartiments. À ce jour, l’association entre les maladies des canaux radiculaires – ou le succès des traitements endodontiques – et la consommation de cigarettes apparaît vraisemblable. Le nombre de dents ayant subi un traitement radiculaire est plus élevé chez les fumeurs de cigarettes de sexe masculin, en comparaison avec des personnes n’ayant jamais fumé. Le risque de la nécessité de traitements radiculaires est d’autant plus élevé que la consommation de tabac a été plus intense et de plus longue durée. Inversement, le nombre de traitements radiculaires diminue dans la mesure où la durée de l’abstinence tabagique augmente. Ce n’est qu’après 9 ans d’abstinence tabagique que le risque de traitement radiculaire est à nouveau équivalent à celui des personnes n’ayant jamais fumé.

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Traitement de la parodontite chronique

Au cours des 10 dernières années, de nombreuses études cliniques ont clairement montré que les traitements conservateurs tels que le surfaçage radiculaire, de même que les traitements parodontaux chirurgicaux donnent de moins bons résultats chez les fumeurs. Par rapport aux non-fumeurs, la réduction de la profondeur des poches est moins marquée chez les fumeurs, de même que le gain d'attache clinique. Après les interventions chirurgicales parodontales, la guérison des plaies est généralement retardée. De manière générale, le traitement de la parodontite chronique permet de réduire la profondeur des poches au sondage chez les non-fumeurs, les fumeurs et les ex-fumeurs. Entre les fumeurs et les non-fumeurs, la différence d'efficacité du traitement apparaît plus nettement au niveau des poches présentant initialement les valeurs au sondage les plus élevées. Suite au traitement parodontal non-chirurgical, les fumeurs présentent un gain d'attache clinique de seulement 0,4–0,6 mm au niveau des sites dont la profondeur de poche initiale est de plus de 4. Lorsque la profondeur au sondage est supérieure à 7 mm, le gain d'attache clinique après une intervention chirurgicale est moindre chez les fumeurs, la différence moyenne pouvant atteindre jusqu'à 1 mm. De même, la guérison est moins favorable chez les fumeurs après les interventions de chirurgie parodontale pour le traitement des atteintes de furcations.

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Traitement de la parodontite agressive

Effets du traitement non-chirurgical sur les fumeurs et les non-fumeurs: en règle générale, le processus de guérison est favorable et la profondeur de sondage au niveau des poches initialement profondes (≥ 6 mm) peut être réduite. Le fait de fumer est un facteur limitant l’efficacité du traitement chez les patients présentant une parodontite agressive.

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Traitements régénérateurs du parodonte

Dans le cadre de la chirurgie parodontale, il existe aujourd'hui des possibilités très diverses permettant de favoriser la régénération des tissus parodontaux. Il peut s'agir de l'utilisation de protéines dérivées de la matrice amélaire, d'os autologue ou de différents matériaux de substitution osseuse dans le cadre de la régénération tissulaire guidée (RTG). Les résultats obtenus par les diverses variantes thérapeutiques régénératives chez les patients fumeurs sont nettement moins favorables par rapport à ceux observés chez les non-fumeurs.

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Antibiothérapie adjuvante locale ou systémique lors de parodontite associée au tabagisme

La condition d'apparition et de progression de la parodontite chronique et agressive est une infection opportuniste par des micro-organismes pathogènes de la flore orale. En complément à l'élimination mécanique régulière – et absolument indispensable – du biofilm sous-gingival, l'antibiothérapie adjuvante locale ou systémique apparaît donc judicieuse et très prometteuse dans le traitement de la parodontite. Le traitement antimicrobien local ou systémique peut être utile dans le traitement des parodontites chroniques du fumeur Les antibiotiques locaux ou systémiques doivent continuer à être utilisés avec retenue – également en raison du rapport coûts-bénéfices défavorable, et surtout pour les traitements adjuvants locaux, qu'ils soient antibiotiques ou antiseptiques, et – plus important encore – pour éviter les résistances aux antibiotiques.

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Chirurgie mucogingivale

Lorsqu'un patient fumeur de cigarettes présente une récession gingivale et que celle-ci doit être recouverte, il faut tenir compte du fait que les résultats de la chirurgie parodontale sont significativement inférieurs chez les fumeurs par rapport à des non-fumeurs.

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Évaluation du risque parodontal et soins parodontaux professionnel

Après la réalisation d'un traitement parodontal, il est judicieux de procéder à une évaluation du risque parodontal afin de déterminer la fréquence des soins parodontaux de maintien (recall) réalisés par des professionnels.
Les patients fumeurs sont inclus dans la catégorie à haut risque parodontal à partir de 20 cigarettes par jour, consommation à partir de laquelle il est recommandé de procéder à des soins parodontaux professionnels à intervalles de 3 mois.

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Implants dentaires chez les patients fumeurs

Echec d'une reconstruction fixe sur des implants. 36 ans, fumeuse depuis 20 ans, 10 à 15 cig/j

Le remplacement des racines dentaires anatomiques par des implants ostéo-intégrés est bien établi, aussi bien en parodontologie, en chirurgie orale et en médecine dentaire prothétique. La condition sine qua non de la réhabilitation ancrée sur des implants est la réussite préalable du traitement parodontal. Dans la mesure du possible, la préservation des dents naturelles est prioritaire. De même que le tissu parodontal des dents naturelles, les tissus péri-implantaires sont exposés au biofilm oral, qui peut entraîner en cas d'hygiène buccale insuffisante une mucosite péri-implantaire, puis une péri-implantite. Celle-ci entraîne alors, comme la parodontite, une résorption de l'os alvéolaire susceptible de provoquer la perte de l'implant. Un taux d'échecs significativement plus élevé chez les fumeurs a été constaté. Par rapport aux non-fumeurs, le risque d'échec implantaire est 2,5 fois plus élevé chez les fumeurs. Le risque de développer une péri-implantite est plus élevé chez les patients fumeurs, par rapport aux patients non-fumeurs. La fumée de cigarette est associée à une perte osseuse péri-implantaire significative et à une inflammation plus importante des tissus mous. Lorsque l'implant est réalisé en utilisant de l'os autologue ou des matériaux de substitution osseuse, le taux d'échec implantaire est augmenté chez les fumeurs.

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