Valeurs inférieures de goudron: trompeuses pour les fumeurs
(at) Depuis le 1er janvier 2004, dans l'Union européenne, les cigarettes doivent indiquer des valeurs limites en matière de goudron, de nicotine et de monoxyde de carbone. Mais les quantités de produits nocifs que les fumeurs inhalent vraiment dépassent la plupart du temps les valeurs limites inscrites sur les paquets de cigarettes. C'est le résultat d'une enquête scientifique parue dans le British Medical Journal.
Afin de remplir ces nouvelles conditions, l'industrie du tabac a percé les filtres des cigarettes d'innombrables trous. Une comparaison de dix marques de cigarettes en vente sur le marché anglais a montré que la surface des trous d'aération des filtres était en moyenne six fois plus grande en 2005 qu'en 1999. Sinon, l'industrie du tabac n'a rien changé à la composition des cigarettes.
Plus les filtres contiennent de trous, plus la fumée du tabac se mélange à l'air et plus la quantité de produits nocifs dans la fumée du tabac diminue. Mais ce constat n'est valable que si les mesures se font à l'aide de machines.
Les fumeurs bouchent les trous d'aération
Les fumeurs bouchent les petits trous d'aération avec leurs lèvres ou leurs doigts, ou ils tirent plus fort sur la cigarette que la machine. Ainsi, ils absorbent beaucoup plus de goudron, de nicotine et de monoxyde de carbone que les teneurs indiquées sur les paquets de cigarettes, qui transmettent dès lors de fausses valeurs aux fumeurs.
Depuis le 1er novembre, les teneurs maximales sont les mêmes en Suisse que dans l'UE: 10 mg pour le goudron, 1,0 mg pour la nicotine, 10 mg pour le monoxyde de carbone.
Source: Richard J O'Connor et al., How did UK cigarette makers reduce tar to 10 mg or less?, in: BMJ 006; 332: 302, doi:10.1136/bmj.332.7536.302
bmj.bmjjournals.com
AT-Suisse
Haslerstrasse 30
3008 Berne
Tel: +41 31 599 10 20
Fax: +41 31 599 10 35
info(at)at-schweiz.ch
