Activités durant la 1ère, la 2e et la 3e année d'apprentissage

Activités

Activités durant la 1ère année d'apprentissage

  • Séance d'information consacrée aux effets immédiats
  • Stand: discussion, documentation, mesure du taux de monoxydes de carbone, animations visant à motiver les personnes qui veulent arrêter,
  • Tout cela dans une atmosphère détendue, sans attitude moralisatrice de la part des formateurs et des formatrices
  • Collaboration avec le centre de prévention régional
  • Concours "Apprentissage sans tabac": information sur les conditions de participation
  • Offre de désaccoutumance tabagique pour les jeunes qui fument
  • Petite animation tous les deux mois (article de journal, caricature, poster sur le tableau d'affichage, etc.)

Activités durant la 2e année d'apprentissage

  • Bilan intermédiaire, par groupe
  • Exposés à l'école
  • Petites enquêtes dans d'autres entreprises, concernant leur niveau d'information sur le tabac (particules toxiques contenues dans la fumée, effets de la nicotine, statistiques suisses en la matière, ...)
  • Tous les 3 mois: nouvelle activité visant à motiver ceux et celles qui veulent arrêter de fumer

Activités durant la 3e année d'apprentissage

  • Bilan intermédiaire, par groupe
  • Présence des groupes dans les séances d'information de 1ère année
  • Reprise du thème "consommation de tabac" dans les cours (dernière occasion de le faire!)

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Bilans intermédiaires

Bilan en fin de 1ère année d'apprentissage

On discute en groupe, pour comparer la situation avec celle qui prévalait en début d'apprentissage et pour évaluer jusqu'à quel point l'exemple des collègues de travail et d'autres personnes de référence a influencé les comportements de chacun-e. Cela permet d'aborder des questions telles que la pression du groupe et la confiance en soi. (L'influence exercée par la publicité est rarement évoquée ou admise par les jeunes). Chaque groupe établit une liste du nombre de fumeurs, d'ex-fumeurs et de non-fumeurs et l'évolution de ces catégories depuis que l'apprentissage a commencé.

Bilan en fin de 2e année d'apprentissage

La liste de fumeurs, ex-fumeurs et non-fumeurs est remise à jour et donne lieu a des discussions. Si le nombre de personnes qui consomment du tabac a augmenté ou diminué, on réfléchit aux causes probables de ces variations. Toutes les expériences touchant à la fumée faites durant l'apprentissage sont également discutées.

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Fin d'apprentissage

De la même manière qu'on relève de bons résultats scolaires ou des travaux de fin d'apprentissage particulièrement réussis, on veillera aussi à féliciter ceux et celles qui n'ont jamais fumé ou qui ont renoncé à toute consommation de tabac durant cette période.

 l'âge qu'ont les apprenti-es, reconnaître les méfaits du tabac et renoncer à en consommer est loin d'aller de soi et mérite d'être chaudement félicité. En effet, il est pratiquement impossible d'échapper à la publicité pour ces produits - ne serait-ce qu'au cinéma - et l'insistance des copains fumeurs est souvent très forte. Il faut du courage pour s'en distancer!

Concours ou pas, il convient donc de mentionner et de louer ces efforts lors des fêtes de fin d'apprentissage, à l'école ou dans l'entreprise.

Relations entre les jeunes en formation et le reste du personnel

Le personnel de l'entreprise doit prêter attention aux comportements adoptés par les apprenti-es vis-à-vis du tabac et respecter leurs choix. Il est hors de question que quelqu'un les tente en leur offrant une cigarette. Les jeunes qui sont encore en formation dépendent des adultes avec lesquels ils travaillent. Ils risquent par conséquent de se trouver dans l'incapacité de refuser les cigarettes que ceux-ci leur offrent. En outre, les apprenti-es ne doivent pas être exposé-es à la fumée passive, ne serait-ce que par respect des dispositions légales dans ce domaine.

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Collaboration avec l'école professionnelle, les autres entreprises formatrices et les centres de prévention du tabagisme

L'entreprise formatrice informe l'école professionnelle concernée du projet qu'elle a mis sur pied et lui demande d'y collaborer. À chaque fois que c'est possible, l'école professionnelle devrait soutenir l'action préventive des entreprises. Il est donc souhaitable que l'entreprise cherche à associer d'autres entreprises formatrices à sa démarche, afin de les inciter à lancer leur propre projet "Apprentissage sans tabac".

Lorsqu'il s'agit de PME, certains modules du projet peuvent être réalisés conjointement (par ex. les séances d'information). Les très petites entreprises peuvent aussi former des groupes d'apprenti-es "interentreprises". Dans ce cas, chaque entreprise doit désigner une personne responsable du projet à l'interne, afin que les conditions cadre soient définies, supervisées et sanctionnées ou récompensées selon des modalités communes. Les séances d'information et les activités de promotion de la désaccoutumance tabagique peuvent être confiées à l'une d'entre elles, à tour de rôle.

Politique d'entreprise et relations publiques

Les entreprises qui ont déjà commencé à mener une véritable politique d'une vie sans tabac, sous forme de concours ou autrement, n'ont pas manqué de donner, par voie de presse locale, régionale ou nationale, un certain écho à leurs activités dans ce domaine.

La plupart des articles sont signés par des journalistes travaillant pour ces quotidiens ou ces périodiques. On peut en déduire que les médias font preuve d'un grand intérêt lorsque des entreprises prennent ce genre d'initiatives, ce qui permet à celles-ci de donner une image positive d'elles-mêmes. Séances d'information, enquête menée par les apprenti-es dans la population, fêtes de fin d'apprentissages sont autant de bonnes occasions de faire connaître les activités de promotion de la santé réalisées par l'entreprise et d'insister sur son sens des responsabilités sociales.

Exemple: Bonus pour les non-fumeurs

La Poste Suisse est la première grande entreprise suisse qui propose un bonus pour les non-fumeurs à ses apprentis. Par cette campagne, elle entend lutter contre le tabagisme précoce.

Aujourd'hui en Suisse, un adolescent sur deux fume régulièrement. Entre 1992 et 1997, le nombre de fumeurs réguliers est passé de 23 à 41 % parmi les jeunes de 15 à 19 ans comme le révèle l'enquête suisse sur la santé. Jusqu'alors moins touchées que les garçons, les jeunes filles ont contribué de manière sensible à cette augmentation alarmante. Afin de mettre un frein à cette tendance, La Poste Suisse propose un bonus pour les apprentis non-fumeurs qui ont commencé leur formation en 2001.

Le bonus pour les non-fumeurs est accordé aux apprentis qui s'engagent, au plus tard deux ans avant la fin de leur apprentissage, à renoncer au tabac jusqu'au terme de leur formation. Pour les récompenser de leurs efforts, La Poste Suisse leur verse semestriellement un montant de 150 francs sur le fonds Postsoleil de leur choix. A la fin de l'apprentissage, le montant cumulé est versé sur un compte dont l'apprenti peut disposer librement. Chaque année, quelque 600 jeunes commencent un apprentissage à la Poste.

Confiance de mise

Le bonus pour les non-fumeurs repose sur la confiance réciproque. Les apprentis qui souhaitent bénéficier de ce bonus concluent simplement une convention avec le responsable de la formation. A la fin de chaque semestre, l'apprenti atteste dans un "passeport non-fumeur" n'avoir fumé ni au travail ni en dehors de celui-ci. La Poste Suisse renonce expressément à tout test ou autre mesure de contrôle. Par cette campagne, elle entend avant tout inciter les jeunes à ne pas fumer.

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